Le débat sur le salaire universel n’anime guère qu’une frange minoritaire de la population, et le consensus médiatique dominant ne permet guère de faire progresser les idées émancipatrices. Nous sommes une société prétendument moderne et civilisée, mais ce genre de propositions comme le salaire ou revenu universel sont systématiquement rejetées ou occultées.
L’humanité n’est pas vouée à adopter un seul modèle « capitaliste et démocratique » qui, comme le dit Eric Hazan, a fait preuve de nocivité et qu’il appelle non pas seulement à changer mais à attaquer. Pour aller plus loin sur le sujet, je vous recommande son dernier livre « Premières Mesures Révolutionnaires », co-écrit avec Kamo.
D’autres comme Jacques Cheminade nomme cela le « fascisme financier » et propose une réédition du Glass Steagall Act (séparation stricte des banques de dépôt et d’affaires) à un niveau international.
Certes, le futur n’est pas déterminé, mais l’on peut difficilement souhaiter que tous les derniers vestiges de démocratie et de solidarité acquis grâce au Conseil National de la Résistance (voir le film de G. Perret « Les Jours Heureux ») soient balayés ou sacrifiés sur l’autel du tout-marché. Un droit économique individuel et universel comme le salaire universel pourrait être le pendant du suffrage universel ; il donnerait tout son sens au développement humain, redynamiserait des secteurs entiers et permettrait de faire face à tous les défis écologiques, énergétiques, politiques et sociaux d’aujourd’hui.
L’aboutissement de la mondialisation ne peut pas être l’effondrement civilisationnel, le nihilisme ou le divertissement incessant. Des voies alternatives existent et cet article cherche à les promouvoir.
Voir cette vidéo de Bernard Friot chez Taddeï :
Vous pouvez également consulter l’article de Morpheus publié sur ce site : « À propos du revenu de base ».
Loïc Barbarin
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