Nous nous sommes rendus au Festival de Notre-Dame-des-Landes, les 3 et 4 août, un weekend  festif et militant dédié cette année à la lutte contre le projet du nouvel aéroport de Nantes, ainsi que tous les projets inutiles et dommageables à l’environnement et aux activités agricoles. En furetant un peu sur le site de l’ACIPA, vous comprendrez vite l’inutilité du projet d’aéroport supplémentaire, même pas souhaité par les Nantais, mais par  Jean-Marc Ayrault, maire de Nantes de 1989 à mai 2012. Les organisateurs ainsi que les groupes sympathisants ont souhaité communiquer largement autour de cet événement. Malgré cela, l’information a été peu relayée « main-stream », et il fallait être adepte des médias alternatifs libres, notamment le Cercle des Volontaires, pour l’obtenir…

En revanche, ceux qui y étaient n’ont pas été déçus, et nous en avons fait l’expérience…

Nous sommes arrivés samedi soir, après  la chaîne humaine, qui s’est déroulée l’après-midi, et symbolisait un barrage au projet de nouvel aéroport, c’est le seul événement que vous avez eu une chance d’admirer à la télé, nécessairement, puisque le public qui avait répondu à l’appel semblait peu nombreux et épars. Or, accueillis par un lâché de lanternes dans le ciel, nous avons découvert un festival impressionnant, par ses dimensions, ses mètres linéaires de buvette et snacks (du bon, du bio, du pas cher), ses chapiteaux où se déroulaient des conférences, sa programmation, et le monde réuni pour cette occasion.

Au programme des conférences et forums :

  • les Grands Projets Inutiles Imposés partout en France et hors de France,
  • l’environnement, la biodiversité, la transition écologique et énergétique,
  • l’urbanisation, l’aménagement du territoire, les transports, …

Autant dire que les festivités étaient les bienvenues pour digérer toute l’information disponible sur place…

  • Tryo sur scène le dimanche après-midi, ainsi qu’une trentaine de groupes sur le week-end, avec souvent des accents de Bretagne,
  • Un grand moment, avec l’occupation du ciel par une nuée de cerf-volants le dimanche matin, qui n’aura pas manqué d’émerveiller les plus jeunes, pour qui de nombreuses animations étaient aussi prévues,

Tout cela était encadré par des dizaines et des dizaines de bénévoles, en gilets jaunes, et orchestré comme du papier à musique, avec accueil sur les parkings, toilettes sèches gratuites et impeccables, petit dej’ le matin à la buvette, sous un ciel sans nuage. On a du mal à imaginer les expropriations, la résistance et les affrontements dont ces lieux ont été le théâtre, et nous ne pouvons témoigner que de la gaieté, de l’ambiance « cour des miracles » et de la beauté de la nature et du paysage agricole environnant.

Un weekend incontournable aussi pour inventer et mettre en œuvre de manière solidaire les alternatives indispensables : pour la transition énergétique, la lutte contre le réchauffement climatique et le retour à une solide représentation citoyenne, confisquée par les classes politiques dirigeantes. L’heure de la victoire peut sonner bientôt ! On ne lâche rien ! Ni ici ni ailleurs !

L’ACIPA et la Coordination des opposants (juin 2013)

(ACIPA : Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d’Aéroport)

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Gaël Thibaud

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