micro-trottoir-jusqu-ou-2-600« Jusqu’où êtes-vous prêt à aller pour montrer votre mécontentement ? ». Je ne pose pas cette question pour mettre les gens interrogés en difficulté mais parce que je me la pose moi-même. Après le constat, il y a l’action. Mais comment faire ? Par où commencer ? Le changement, il ne suffit pas le vouloir : toute la difficulté, c’est de le réaliser.

Peut-être que le vote nous arrangeait. C’est tellement plus simple de ne s’impliquer qu’un seul dimanche tous les cinq ou sept ans (pour certain, c’est même déjà trop…). Alors comment fait-on le changement lorsque le vote ne marche plus ?

Nous sommes tellement dans l’attente d’un événement considérable qui nous ferait agir que nous décrédibilisons bien souvent les petits gestes accessibles. On se sent souvent démuni lorsque l’on veut participer au changement. Je pense que ma réponse aurait été similaire aux personnes interrogées.

Mais au final, la réponse donnée par les citoyens croisés n’était pas l’essentiel pour moi : le simple fait que tout le monde se pose cette question était déjà pour moi une avancée.

Propos recueillis par Jean-Patrick Bettini avec l’aide d’Adam Mansour et de Baptiste

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