Le 19 septembre 2013, des gardes-côtes russes ont arraisonné l’Arcticte Sunrise, brise-glace appartenant à GreenPeace et battant pavillon néerlandais. Ce n’est pas la première fois que la Russie intervient sur ce bateau de l’ONG écologiste, qui entendait protester contre des forages pratiqués en Arctique en vue d’une exploitation des réserves pétrolières (notamment ceux du groupe russe Rosneft, et de son partenaire américain ExxonMobil), jugés nuisibles pour l’environnement.. L’arrestation, qui s’est déroulée dans les eaux internationales et serait de ce fait illégale, a concerné quelques 25 activistes, dont un français : Francesco Pisanu.

L’activiste français Francesco Pisanu, quelques temps avant son arrestation

Vidéo de l’arraisonnement fournie par les autorités russes :

Le président russe Vladimir Poutine s’est exprimé à propos des militants de Greenpeace placés en garde à vue : « Il est absolument clair que ce ne sont pas des pirates, mais de facto ils ont tenté de s’emparer de la plateforme », a déclaré M. Poutine lors d’un forum sur l’Arctique à Salekhard (Grand Nord). « Il est absolument clair que ces gens ont enfreint le droit international », a-t-il ajouté. Reprenant l’argument éculé du refus du retour à l’âge de pierre, M. Poutine a livré sa vision très personnelle de la question écologique : « Au début, il y a eu la simple cueillette des baies et des champignons, la chasse, et puis après les ressources minérales, les métaux, les hydrocarbures. Peut-on l’arrêter ? Bien sûr que non, a-t-il déclaré. Ce n’est pas possible d’arrêter. Mais est-ce bien la question ? La question, c’est comment le faire avec le moindre mal pour la nature, et réduire ce préjudice au minimum », a-t-il poursuivi.

GreenPeace France a organisé, de son côté, une manifestation en soutien à Francesco Pisanu et à ses compagnons le 27 septembre 2013, devant l’ambassade de Russie. Le ressortissant français a en effet été placé en détention provisoire pour une durée de 2 mois à Mourmansk, en attendant les résultats de l’enquête. Ni l’Élysée ni le Quai d’Orsay n’ont fait de déclaration officielle pour demander la libération de M. Pisanu en attendant le procès.

Voici le lien pour signer la pétition demandant la libération des activistes.

Raphaël Berland


Sources :
GreenPeace
LeMonde
RTBF

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