
Si vous ne pouvez pas attaquer le message(.org), alors attaquez le messager ! Décidément, la manipulation, le mensonge, la calomnie et les coups bas sont des pratiques bien répandues dans les rédactions des médias « main-stream ». Loin de moi le « tous pourris », mais force est de reconnaître qu’Albert Londres ne se reconnaîtrait pas dans les us et coutumes actuels de la profession. En l’occurrence, la cible de ma tribune est Adrien Sénécat, non pas pour sa personne, mais pour son article publié par l’Express intitulé « Le discours trouble d’Etienne Chouard contre les ‘1% qui se gavent’ », et dans lequel il tente de salir Etienne Chouard (cliquez ici pour lire cet article).
Il n’est pas le premier. Depuis la rentrée, c’est d’abord Jacques Attali, sur le plateau de Frédéric Taddéï, qui s’y est collé, sans grand succès. Puis vint le tour de Clément Sénéchal, d’abord tout seul sur son blog, puis en groupe et publié par Libération. Hier, c’est un journaliste plutôt inconnu, Adrien Sénécat, qui a été appelé (ou qui a peut-être eu l’idée tout seul) pour faire le sale boulot de calomnie et d’amalgame contre la personne de M. Chouard.

Je rêverais d’un débat entre Etienne Chouard (ou tout autre citoyen ouvert à l’introduction d’une dose de Tirage au Sort dans notre système dit Démocratique) et une personne comme Clément Sénéchal ou Adrien Sénécat. Malheureusement, les calomniateurs de salon sont bizarrement les moins courageux, les moins républicains et démocrates lorsqu’il s’agit de débattre en publique, face caméra, et à armes égales.
Donc, en quoi Adrien Sénécat serait-il un menteur et un calomniateur ? Je vous fais grâce de l’exégèse complète de son article, je vous laisse vous faire votre propre avis (revoici le lien pour lire l’article que j’incrimine). J’attire simplement votre attention sur ce paragraphe :
Et [Etienne Chouard] de poursuivre : « Pour moi, Alain Soral est à gauche parce qu’il se bat contre les privilèges. C’est un résistant. Alors oui, il dit aussi des choses qui me déplaisent, par exemples sur les pédés, mais ça me paraît secondaire. Ça ne vous étonne pas qu’un chef de bande comme lui, traité par tout le monde d’anti-démocratique, soit à la tête du mouvement qui défend peut-être le plus ma thèse démocratique ? »
Le « journaliste » cherche à présenter Etienne Chouard comme étant complaisant avec les homophobes, voir avec l’homophobie. Or les propos de M. Chouard sont d’une toute autre nature. Voici ce qu’il explique sur le mur Facebook de l’Express :
À propos des ‘pédés’, je n’ai PAS dit ce qui est écrit dans l’article (évidemment), parce que je ne pense PAS comme ça.
J’ai dit (et je pense) : « quand Soral parle des ‘pédés’ (comme il dit), ça me dresse le peu de cheveux qui me restent sur la tête… »
Ce n’est pas pareil, je trouve…
Le seul défaut d’Etienne Chouard ? Il est peut-être un peu trop gentil. En même temps, ce n’est pas vraiment un défaut… En tout cas, il fait partie des rares intellectuels à avoir compris que pour refonder la Nation en même temps que l’on refonde la Constitution, il faut bien évidemment inclure toutes les composantes du peuple, de l’extrême gauche à l’extrême droite. La résurrection du « savoir-vivre ensemble » à la française est à ce prix.
J’en profite pour relayer cette vidéo où l’on voit Jean-Luc Mélenchon critiquer vertement les journalistes main-stream, et tout spécialement ceux qui, comme certains à France Inter, se prétendent de gauche, mais sont plus arrogants que tous. Je suis à peu près certain que M. Chouard partage cette analyse et cette lassitude (pour ne pas dire ce dégoût). Courage ! Il y a tout-de-même des journalistes qui essaient de faire honnêtement leur travail !
Raphaël Berland
Ajout Bonus : puisque Adrien Sénécat a modifié son article (en faisant des contorsions pour rectifier le tir sans faire un erratum…), je me permets de faire un ajout moi aussi.
Voici Etienne Chouard qui parle d’Alain Soral. Plutôt que de se fier à de faux vertabim, autant écouter ce que l’intéressé dit réellement.
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